Calcul de l’impôt sur les sociétés
Estimez l’impôt sur les sociétés (IS) 2026 de votre entreprise : taux réduit PME de 15 % sur les premiers 42 500 € de bénéfice, puis taux normal de 25 % — avec le montant de l’IS, le bénéfice net et le taux effectif d’imposition.
Barème valable pour 2026 · Source officielle: entreprendre.service-public.gouv.fr
Comment fonctionne l’impôt sur les sociétés (IS)
L’impôt sur les sociétés (IS) est l’impôt national qui frappe le bénéfice des sociétés soumises à ce régime (SAS, SASU, SARL, EURL ayant opté pour l’IS, etc.). Il se calcule sur le bénéfice fiscal — le résultat comptable retraité des réintégrations et déductions fiscales — et non sur le chiffre d’affaires. En 2026, le taux normal est de 25 %, inchangé depuis les exercices ouverts à compter du 1ᵉʳ janvier 2022.
Les PME bénéficient d’un taux réduit de 15 % sur les premiers 42 500 € de bénéfice, la fraction supérieure restant imposée à 25 %. Ce taux réduit suppose un chiffre d’affaires HT inférieur ou égal à 10 M€, un capital entièrement libéré et détenu à au moins 75 % par des personnes physiques. Une société qui ne remplit pas ces conditions est imposée à 25 % sur l’intégralité de son bénéfice.
Taux & barème de l’IS (2026)
| Tax | Rate / band |
|---|---|
| Impôt sur les sociétés (IS)Corporate income tax | 0 €–42 500 €: 15% · 42 500 €–∞: 25% |
Le barème ci-dessus est valable pour l’exercice fiscal 2026. Le taux réduit de 15 % ne s’applique que dans la limite de 42 500 € de bénéfice ; au-delà, ainsi que pour les sociétés non éligibles, c’est le taux normal de 25 % qui s’applique.
Exemple chiffré
Prenons une PME éligible au taux réduit qui dégage un bénéfice fiscal de 100 000 €. Le calcul se fait en deux tranches :
- Tranche à 15 % : 15 % × 42 500 € = 6 375 €
- Tranche à 25 % : 25 % × (100 000 − 42 500) = 25 % × 57 500 € = 14 375 €
- IS total : 6 375 € + 14 375 € = 20 750 €
Le taux effectif d’imposition ressort donc à 20,75 % (20 750 € / 100 000 €), soit nettement moins que le taux normal de 25 % grâce à la tranche réduite. Le bénéfice après impôt s’élève à 79 250 €.
La contribution sociale de 3,3 %
Les grandes entreprises supportent une contribution sociale de 3,3 % assise sur l’IS lui-même (CGI, art. 235 ter ZC). Elle se calcule après un abattement de 763 000 € par période de douze mois, soit 3,3 % × (IS − 763 000 €). Elle ne se déclenche donc que lorsque l’IS dépasse 763 000 €. Les sociétés dont le chiffre d’affaires est inférieur ou égal à 7,63 M€ (et qui remplissent la condition de capital) en sont exonérées. La très grande majorité des PME n’est pas concernée.
À cela peut s’ajouter, pour les groupes les plus importants, une contribution exceptionnelle sur les bénéfices des grandes entreprises (CEBGE), surtaxe temporaire prorogée pour 2026 par la loi de finances. Elle ne vise que les groupes dont le chiffre d’affaires dépasse 1,5 Md€ (voire 3 Md€ pour le taux le plus élevé) et n’a aucune incidence pour une entreprise de taille courante.
Conditions du taux réduit PME
Pour appliquer le taux de 15 % sur les premiers 42 500 € de bénéfice, la société doit remplir toutes les conditions suivantes :
- un chiffre d’affaires HT ≤ 10 M€ sur l’exercice ;
- un capital entièrement libéré ;
- un capital détenu à au moins 75 % par des personnes physiques (directement, ou via une société elle-même détenue à 75 % par des personnes physiques).
Si l’une de ces conditions fait défaut, le taux réduit est perdu et l’ensemble du bénéfice est imposé au taux normal de 25 %.
Déductions & traitement des déficits
Le résultat imposable tient compte des amortissements (linéaires ou dégressifs pour les biens neufs éligibles) et des charges déductibles. Lorsqu’une société dégage un déficit, deux mécanismes existent :
- Report en avant (report illimité dans le temps) : le déficit s’impute sur les bénéfices futurs, mais l’imputation annuelle est plafonnée à 1 M€ + 50 % de la fraction du bénéfice qui excède 1 M€.
- Report en arrière (« carry-back ») : sur option, le déficit s’impute sur le bénéfice de l’exercice précédent uniquement, dans la limite du plus faible de ce bénéfice ou de 1 M€, et fait naître une créance sur le Trésor.
La déductibilité des charges financières nettes est par ailleurs plafonnée (règle ATAD) au plus élevé de 3 M€ ou 30 % de l’EBITDA fiscal.
Ce que les autres simulateurs oublient
De nombreux simulateurs se contentent d’appliquer 15 % puis 25 %. Or plusieurs points sont souvent négligés :
- les conditions d’éligibilité au taux réduit PME (chiffre d’affaires, détention du capital, libération), qui font parfois basculer l’intégralité du bénéfice à 25 % ;
- les taxes locales (CFE et CVAE, via la CET), qui sont assises sur la valeur locative ou la valeur ajoutée et ne sont pas des majorations de l’IS — elles s’ajoutent pourtant à la charge fiscale réelle de l’entreprise ;
- le calendrier des acomptes trimestriels (15 mars, 15 juin, 15 septembre, 15 décembre) et le solde, qui déterminent la trésorerie à mobiliser dans l’année.
Outils & calculateurs liés
Pour aller plus loin, comparez la fiscalité de l’entreprise et celle du dirigeant avec notre calculateur de salaire net et notre calculateur d’impôt sur le revenu. Vous pouvez aussi comparer les régimes des pays voisins avec le calcul de l’impôt sur les sociétés en Belgique et en Allemagne.
Mise à jour & avertissement
Barème et données à jour pour l’exercice 2026 — dernière mise à jour : juillet 2026 (loi de finances pour 2026).
Ce simulateur fournit une estimation à titre informatif et ne constitue pas un conseil fiscal. Votre situation réelle peut varier (retraitements du résultat fiscal, régimes particuliers, taxes locales). Vérifiez toujours auprès d’un expert-comptable ou sur le site officiel impots.gouv.fr avant toute décision.
