Contrat de Société en Nom Collectif (SNC)

Mis à jour le 5 août 2026

Un contrat de société en nom collectif (SNC) organise les rapports entre deux associés ou plus qui créent ensemble une société commerciale — et, quelle que soit la répartition choisie entre parts égales ou parts inégales, le fait le plus déterminant de la SNC n'est pas dans les pourcentages : c'est que chaque associé répond indéfiniment et solidairement des dettes de la société sur son patrimoine personnel, y compris celles engagées par l'autre associé dans le cadre normal de l'activité.

Le contrat ci-dessous est un éditeur : choisissez une répartition égale, majoritaire-minoritaire, ou personnalisée au-dessus du document, et les clauses de gérance, de blocage et de protection s'adaptent en conséquence. Cliquez sur les zones surlignées pour saisir vos informations, puis téléchargez le document terminé au format Word ou PDF, gratuitement, sans inscription ni filigrane.

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Contrat de Société en Nom Collectif

Le présent contrat de société est conclu le entre , demeurant , et , demeurant (ensemble, les « Associés »), en vue de constituer une société en nom collectif dénommée (la « Société »).

1. Objet Social

La Société a pour objet : .

2. Répartition des Parts

:
%
:
%

3. Responsabilité Indéfinie et Solidaire

Chaque Associé reconnaît qu'en tant qu'associé en nom collectif, il répond indéfiniment et solidairement des dettes et engagements de la Société, y compris ceux contractés par l'autre Associé dans le cadre normal de l'activité sociale, dans les conditions prévues par la réglementation applicable aux sociétés en nom collectif.

4. Qualité de Commerçant

Chaque Associé reconnaît qu'il acquiert, du seul fait de son entrée dans la Société, la qualité de commerçant, et atteste ne pas être frappé d'une incapacité ou d'une incompatibilité qui y ferait obstacle.

5. Apports

.

6. Gérance

La gestion courante de la Société est confiée à . Tout engagement de la Société au-delà de , l'admission d'un nouvel associé, et la cession de parts sociales requièrent l'accord unanime de tous les Associés, conformément à la réglementation applicable.

7. Blocage entre Associés

En cas de désaccord entre les Associés sur une décision requérant leur accord unanime, ils se réunissent de bonne foi dans un délai de jours suivant la notification écrite du désaccord par l'un d'eux. À défaut d'accord à l'issue de cette réunion, le désaccord est soumis à médiation dans un délai de jours. Si la médiation n'aboutit pas, chaque Associé peut proposer le rachat des parts de l'autre à leur valeur réelle, déterminée par un expert indépendant.

8. Répartition des Bénéfices et Exercice Social

Les bénéfices et les pertes sont répartis entre les Associés à proportion de leurs parts respectives, sauf accord écrit contraire. L'exercice social de la Société se clôture le .

9. Retrait et Dissolution

Un Associé peut se retirer de la Société en notifiant son intention par écrit avec un préavis de jours. En cas de retrait, de décès, ou d'incapacité d'un Associé, l'Associé restant dispose de la faculté de racheter les parts de l'Associé sortant à leur valeur réelle déterminée par un expert indépendant, à défaut de quoi la Société est dissoute et ses actifs répartis entre les Associés à proportion de leurs parts.

10. Non-Concurrence

Pendant mois après son retrait, l'Associé sortant s'engage à ne pas exercer dans la zone suivante : , sans l'accord écrit de l'autre Associé.

11. Confidentialité

Chaque Associé s'engage à garder confidentielles les informations non publiques relatives à l'activité de la Société, pendant la durée du présent contrat et après son terme, sauf obligation légale contraire.

12. Dispositions Générales

Le présent contrat est soumis au droit français et constitue l'intégralité de l'accord entre les Associés relatif à son objet. Il ne peut être modifié que par un écrit signé par tous les Associés.

Associé

Date:

Associé

Date:

Pourquoi une SNC plutôt qu'une société civile

Deux structures se disputent le terrain d'un partenariat classique entre associés : la société civile (Code civil, article 1832 et suivants) et la société en nom collectif (Code de commerce, article L221-1 et suivants). La différence qui compte le plus est la nature de la responsabilité : dans une société civile, chaque associé répond des dettes sociales indéfiniment mais seulement à proportion de sa part dans le capital, et les créanciers doivent diviser leurs recours entre associés. Dans une SNC, au contraire, chaque associé répond indéfiniment et solidairement — un créancier peut réclamer la totalité d'une dette impayée à un seul associé, qui devra ensuite se retourner contre les autres. Pour un partenariat commercial classique entre deux personnes qui exploitent ensemble une activité, la SNC est la structure la plus proche de l'intention réelle des parties, et c'est celle que ce modèle utilise.

Être associé d'une SNC, c'est devenir commerçant

La loi attribue à tout associé d'une SNC la qualité de commerçant, du seul fait d'être associé — une conséquence que beaucoup de modèles passent sous silence. Cette qualité a des effets concrets : un mineur non émancipé ou un majeur sous tutelle ou curatelle ne peut pas être associé d'une SNC, et certaines professions réglementées sont incompatibles avec le statut de commerçant. Vérifiez que chaque associé remplit ces conditions avant de signer.

Céder ses parts exige l'accord de tous les associés

Sauf clause contraire des statuts, les parts sociales d'une SNC ne peuvent être cédées — même à un conjoint ou à un héritier — qu'avec le consentement de tous les associés, et toute clause qui prétendrait écarter cette règle est réputée non écrite. C'est une protection automatique contre l'arrivée d'un associé non désiré, mais elle ne résout pas ce qui se passe si les associés existants sont eux-mêmes bloqués entre eux : c'est le rôle de la clause de blocage ci-dessous.

Le blocage entre associés égalitaires, et la protection de l'associé minoritaire

Lorsque deux associés détiennent chacun la moitié des droits de vote, toute décision requérant l'accord des deux peut rester bloquée indéfiniment en cas de désaccord — la loi ne prévoit pas de troisième voix pour trancher. L'option « parts égales » de ce modèle ajoute donc une clause de blocage : un délai pour se rencontrer, puis une médiation, puis une option de rachat en dernier recours. Dans une répartition majoritaire-minoritaire, le risque est inverse : l'associé minoritaire peut se retrouver avec une part de bénéfices mais aucun droit réel. L'option correspondante ajoute un droit à l'information, un droit de préemption si le majoritaire veut céder ses parts, et une obligation de disclosure des opérations dans lesquelles le majoritaire a un intérêt personnel.

Les clauses expliquées

Répartition
Parts égales, majoritaire-minoritaire, ou personnalisée — sélectionnée au-dessus du document, elle détermine les clauses de gérance, de blocage et de protection qui suivent.
Responsabilité indéfinie et solidaire
Rappelle que chaque associé répond de la totalité des dettes de la société sur son patrimoine personnel, y compris celles engagées par l'autre associé — le fait le plus important de la SNC, et celui que ce modèle énonce explicitement plutôt que de le laisser sous silence.
Qualité de commerçant
Rappelle que devenir associé d'une SNC confère automatiquement la qualité de commerçant, ce qui exclut les mineurs non émancipés et certaines professions réglementées.
Gérance
Désigne le ou les gérants de la société et leurs pouvoirs pour les actes de gestion courante, ainsi que les décisions qui exigent l'accord de tous les associés.
Agrément en cas de cession de parts
Rappelle que, sauf clause contraire, aucune part ne peut être cédée sans l'accord unanime des associés — une protection automatique qui existe même si le contrat ne le prévoit pas.
Blocage (répartition égale)
Un chemin défini en cas de désaccord entre deux associés à parts égales : réunion, puis médiation, puis rachat, plutôt qu'un blocage sans issue.
Protections de l'associé minoritaire (répartition majoritaire-minoritaire)
Droit à l'information, disclosure des opérations avec conflit d'intérêt, et droit de préemption sur la cession des parts du majoritaire.

Points de conformité

  • Chaque associé répond indéfiniment et solidairement des dettes sociales

    Contrairement à une société civile, où la responsabilité des associés est seulement proportionnelle à leur part de capital, dans une SNC chaque associé peut être poursuivi pour la totalité d'une dette sociale impayée, à charge pour lui de se retourner contre les autres associés.

    Légifrance — Article L221-1, Code de commerce
  • La cession de parts sociales exige le consentement de tous les associés

    Sauf clause contraire des statuts, aucune part sociale d'une SNC ne peut être cédée sans l'accord unanime de tous les associés ; toute clause qui écarterait cette règle est réputée non écrite.

    Légifrance — Article L221-13, Code de commerce
  • Être associé d'une SNC confère la qualité de commerçant

    Un mineur non émancipé ou un majeur sous tutelle ou curatelle ne peut pas être associé d'une SNC, et certaines professions réglementées sont incompatibles avec le statut de commerçant qui en résulte.

    LegaLife — L'associé mineur dans les sociétés commerciales

Comment utiliser ce modèle

  1. Choisissez la répartition. Sélectionnez parts égales, majoritaire-minoritaire, ou personnalisée au-dessus du contrat — ce choix détermine les clauses de gérance, de blocage et de protection qui apparaissent ensuite.
  2. Renseignez les associés et la société. Indiquez le nom, l'adresse et les parts de chaque associé, ainsi que la dénomination et l'objet social de la SNC dans les zones surlignées.
  3. Vérifiez que chaque associé peut avoir la qualité de commerçant. Confirmez qu'aucun associé n'est mineur non émancipé, sous tutelle ou curatelle, ou soumis à une incompatibilité professionnelle avec le statut de commerçant.
  4. Complétez la gérance et les apports. Désignez le ou les gérants, précisez le seuil au-delà duquel un engagement nécessite l'accord de tous les associés, et renseignez les apports de chacun.
  5. Complétez les clauses de blocage ou de protection. Pour une répartition égale, renseignez les délais de réunion et de médiation. Pour une répartition majoritaire-minoritaire, confirmez le délai de préemption et les modalités du droit à l'information.
  6. Signez et téléchargez. Chaque associé signe, puis téléchargez le contrat au format Word ou PDF.

Questions fréquentes

Suis-je responsable des dettes engagées par mon associé ?

Oui — dans une SNC, chaque associé répond indéfiniment et solidairement des dettes de la société, y compris celles engagées par l'autre associé dans le cadre normal de l'activité, quelle que soit votre part de capital.

Pourquoi une SNC plutôt qu'une société civile pour un partenariat commercial ?

Parce que la responsabilité y est solidaire, ce qui protège mieux les créanciers et correspond à l'intention réelle d'un partenariat commercial classique, alors qu'une société civile répartit la responsabilité seulement à proportion des parts détenues.

Puis-je céder mes parts à qui je veux ?

Non, sauf clause contraire des statuts. La cession de parts d'une SNC exige l'accord unanime de tous les associés, y compris pour une cession à un conjoint ou à un héritier, et toute clause qui écarterait cette règle est sans effet.

Que se passe-t-il si mon associé et moi ne sommes plus d'accord sur une décision importante ?

C'est exactement ce que sert la clause de blocage : un délai pour se rencontrer, puis une médiation, puis une option de rachat en dernier recours — sans cela, un désaccord entre deux associés à parts égales peut rester bloqué indéfiniment.

Un mineur peut-il devenir associé d'une SNC ?

Non, sauf s'il est émancipé. Devenir associé d'une SNC confère automatiquement la qualité de commerçant, incompatible avec le statut de mineur non émancipé ou de majeur sous tutelle ou curatelle.

L'associé minoritaire a-t-il un droit de regard sur les décisions ?

Cela dépend de ce que prévoit le contrat — c'est exactement la lacune que l'option majoritaire-minoritaire de ce modèle comble, avec un droit à l'information, une disclosure des conflits d'intérêt, et un droit de préemption sur la cession des parts du majoritaire.

Avertissement

Ce modèle et ce guide sont fournis à titre d'information générale et ne constituent pas un conseil juridique. Le droit des sociétés, notamment les règles de responsabilité et de cession de parts, évolue et comporte des exceptions. Consultez un avocat ou un notaire avant d'utiliser ce document.