Modèle de contrat de cession d’actifs (France)

Mis à jour le 9 août 2026

Un contrat de cession d’actifs transfère certains biens, contrats, droits, stocks, données ou éléments d’un fonds, sans vendre nécessairement les titres de la société. Il doit dire précisément ce qui est cédé et ce qui reste exclu.

Cette version française ajoute TVA 257 bis, transfert des contrats de travail, cession de créances, reprise de dettes, cession de contrat, RGPD et preuves de closing.

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CONTRAT DE CESSION D’ACTIFS

Vendeur:
Acheteur:
Date:
Prix:

1. Actifs cédés

Actifs cédés: . Actifs exclus:

2. Prix et TVA

Prix: . Traitement TVA: . Les parties vérifient l’application éventuelle du CGI 257 bis.

3. Salariés

4. Contrats et créances

5. Closing

Vendeur

Date:

Acheteur

Date:

Cession sélective et annexes

Une cession d’actifs n’est pas une vente globale automatique. Les machines, stocks, créances, contrats, noms de domaine, logiciels, fichiers clients, marques, garanties, dettes et salariés doivent être listés ou exclus.

Le modèle fonctionne avec annexes. Sans annexe, les parties risquent de croire que tout passe alors que certains droits exigent accord, formalité ou remise de preuve.

TVA et transmission d’universalité

Le CGI 257 bis peut neutraliser la TVA lors de la transmission d’une universalité totale ou partielle de biens entre redevables, sous conditions. Il ne transforme pas toute vente d’actifs isolés en opération hors TVA.

Le contrat demande si l’opération porte sur une branche complète, un fonds ou seulement des actifs séparés, puis répartit le risque fiscal.

Salariés et transfert d’entreprise

Le Code du travail L1224-1 prévoit le maintien des contrats de travail en cas de modification dans la situation juridique de l’employeur, notamment succession, vente, fusion, transformation du fonds ou mise en société. Les salariés ne repartent donc pas toujours de zéro.

Le modèle demande une analyse des salariés, accords collectifs, avantages, congés, litiges, représentants, paie et informations remises.

Contrats, créances et dettes

La cession d’une créance relève du Code civil 1321; la cession d’un contrat suppose l’accord du cédé selon le Code civil 1216; la cession de dette impose un accord du créancier selon le Code civil 1327. Ces mécanismes ne sont pas interchangeables.

Le modèle sépare créances, dettes, contrats et consentements pour éviter l’illusion qu’une clause entre vendeur et acheteur libère automatiquement le vendeur.

Données et fichiers clients

Les fichiers clients, salariés ou fournisseurs peuvent être des actifs, mais ce sont aussi des données personnelles. Le RGPD exige finalité, base juridique, information, minimisation et sécurité.

Le modèle prévoit une annexe données: catégories transférées, exclusions, information, sécurité, suppression des accès du vendeur et responsabilité après closing.

Closing et preuve de transfert

Le closing doit produire paiement, état des stocks, remise des clés, codes, mots de passe, documents IP, contrats originaux, notifications, factures, garanties, pouvoirs et procès-verbal de remise.

La preuve est essentielle: sans reçu, inventaire, notification ou accord tiers, l’acheteur peut payer sans obtenir la maîtrise réelle des actifs.

Preuve, annexes et version finale

En France, la force pratique d’un document vient autant de ses annexes que de son texte principal. Une convention, une décision sociale, une fiche d’actif ou un communiqué doivent conserver la date, la version, les signataires, les pièces jointes et la personne responsable de l’archive. Sans cela, il devient difficile de prouver quel texte a été accepté, quel budget a été validé ou quel actif a réellement été transféré.

La version française prévoit donc des champs de statut et de pièces. Avant signature ou diffusion, vérifiez les noms, numéros d’immatriculation, montants, échéances, pouvoirs, annexes, sources citées, données personnelles et destinataires. Un brouillon transmis par courriel ne doit pas être confondu avec une version signée ou une formalité déposée au guichet unique.

Lorsque le document a une portée fiscale, sociale, artistique, sociétaire ou de données personnelles, conservez aussi la preuve de la revue interne: approbation de direction, avis du conseil, validation du comptable, accord du cocontractant, trace de suppression de données ou preuve de dépôt. Cette discipline transforme le modèle en dossier exploitable, plutôt qu’en fichier isolé.

La langue de preuve compte également. Un document français utilisé avec des partenaires étrangers peut nécessiter une version bilingue, une clause de priorité linguistique, une méthode de notification et un dossier d’annexes identique dans chaque langue. Sans cette organisation, les parties risquent de signer deux textes qui ne disent pas exactement la même chose.

La conservation doit enfin être pensée dès la rédaction. Certaines pièces relèvent des obligations comptables, d’autres des données personnelles ou des secrets d’affaires. Le modèle incite donc à décider qui garde l’original, qui reçoit une copie, combien de temps les données restent accessibles, comment les supports sont protégés et qui peut autoriser une suppression ou une restitution.

Cette approche est volontairement plus dense qu’un formulaire de téléchargement. Elle reflète la pratique française: un document utile doit pouvoir être relié à une décision, à une pièce, à une source légale, à une personne responsable et à un calendrier de conservation. C’est ce qui permet ensuite de répondre à un associé, un cocontractant, un salarié, un financeur, un auditeur ou une autorité.

Avant diffusion, une dernière revue doit aussi supprimer les champs inutiles et les options non retenues. Un modèle qui garde plusieurs alternatives contradictoires, des montants provisoires ou des données non nécessaires affaiblit la preuve. La version finale doit donc être nette, datée, archivée et accompagnée uniquement des annexes effectivement applicables.

Si une formalité officielle suit le document, notez séparément la personne chargée du dépôt, le délai, le canal utilisé, le reçu attendu et le lieu d’archivage. Le modèle prépare l’acte; il ne remplace jamais la formalité elle-même.

Guide clause par clause

Actifs cédés
Liste biens, contrats, droits, données et stocks.
Exclusions
Écarte actifs, dettes ou contrats non transférés.
Prix
Répartit prix, dépôt, ajustements et allocation.
TVA
Analyse 257 bis ou vente taxable.
Salariés
Vérifie L1224-1 et passifs sociaux.
Contrats
Organise cessions, accords et notifications.
Données
Limite fichiers et accès transférés.
Closing
Liste livrables et conditions.

Liste de contrôle cession d’actifs

Comment remplir le contrat

  1. Lister les actifs. Créez les annexes actifs, contrats, stocks, données et exclusions.
  2. Qualifier la TVA. Indiquez si l’opération vise une universalité ou des actifs isolés.
  3. Analyser les salariés. Vérifiez transfert, passifs sociaux et informations.
  4. Obtenir les accords. Contrats, dettes, licences et bail peuvent exiger accord.
  5. Préparer le closing. Organisez paiement, remises, notifications, accès et preuves.

Questions fréquentes

Quelle différence avec une vente de titres?

La vente d’actifs transfère des éléments choisis; la vente de titres transfère la société qui possède les actifs.

La TVA est-elle toujours neutralisée?

Non. Le CGI 257 bis suppose une universalité totale ou partielle et des conditions précises.

Les salariés sont-ils transférés?

Ils peuvent l’être si L1224-1 s’applique à l’opération.

Les contrats suivent-ils automatiquement?

Pas toujours. Beaucoup exigent accord du cocontractant.

Une dette peut-elle être reprise sans créancier?

La reprise interne ne libère pas nécessairement le vendeur; l’accord du créancier est central.

Peut-on vendre le fichier client?

Seulement avec base juridique, information et sécurité adaptées.

Pourquoi tant d’annexes?

Parce que les actifs, dettes, contrats et données doivent être identifiables et prouvés.

Pourquoi ce modèle français n’est-il pas une simple traduction?

Parce que les statuts, la liquidation, les droits d’auteur, la TVA, le transfert des salariés, la cession de contrats et la conservation des preuves obéissent à des règles françaises distinctes.

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Avertissement

Ce modèle et ce guide sont fournis uniquement à titre d’information générale. Ils ne constituent pas un conseil juridique, fiscal, social, comptable, notarial, artistique, informatique ou de conformité. Les textes, formulaires, frais, formalités et pratiques de registre peuvent évoluer; vérifiez les sources officielles et demandez un avis adapté avant utilisation.